Réintégration des malades de longue durée : astuces communication

Les collaborateurs qui tombent malades mettent la productivité sous pression à court terme. En cas d'absence de plus d'un mois survient en outre le risque de « fade-out ». Votre collaborateur disparaît progressivement du paysage et ses chances de retour s'amenuisent à mesure que le temps passe. En maintenant ou en organisant le contact avec les malades de longue durée, employeurs et supérieurs hiérarchiques peuvent limiter le risque de fade-out et favoriser ainsi la réintégration.

Il est recommandé de garder les lignes de communication ouvertes au début de l'absence et pendant le congé de maladie, mais aussi lors du retour du malade de longue durée.

Au début de l'absence

Dans la plupart des cas, le règlement de travail stipule que les collaborateurs malades doivent informer l'employeur de leur absence. Le collaborateur n'est pas tenu de spécifier à ce moment la nature de sa maladie. Vous pouvez toutefois demander quelle sera la durée de l'absence : vous devez en effet pouvoir organiser de travail. Vous pouvez aussi demander si l'absence est liée à la nature du travail.

  • Rassurez le collaborateur en tant qu'employeur ou supérieur hiérarchique, et définissez avec lui dans quelle mesure il restera en contact durant son absence.
  • Le mieux est de déterminer de commun accord les informations que vous communiquerez aux collègues sur le lieu de travail.

Durant la période d'absence

Maintenir le contact avec les collaborateurs malades de longue durée permet d'abaisser le seuil de retour au travail. Il existe différentes formes de contact, mais c'est surtout la visite à domicile de leur supérieur hiérarchique et/ou de collègues, ou encore le contact téléphonique qui s'avèrent efficaces.

  • Evitez une rupture de contact prolongée.
  • Vous pouvez également envoyer, avec les collègues directs, une carte de prompt rétablissement.
  • Les informations échangées de manière confidentielle doivent rester entre les partenaires au dialogue.

Lors du retour au travail

Il est important pour le supérieur hiérarchique d'avoir un entretien avec le collaborateur qui reprend le travail. Celui-ci se sentira apprécié et sera plus vite à l’aise. Il pourra être informé des changements éventuellement intervenus en son absence. L’idéal pour l’employeur est de vérifier comment aider le collaborateur à de nouveau trouver sa place au sein de l'entreprise.

Les informations recueillies lors des entretiens vont permettre d'endiguer l'absentéisme dans le futur. Mieux vaut prévenir – les avantages sont multiples – que guérir.