Votre organisation compte de nombreux malades de longue durée ? Agissez à temps

Les entreprises qui comptent trop de malades de longue durée risquent d’être sanctionnées par le gouvernement. Les organisations sont averties deux trimestres à l’avance via un « système de clignotants ». Votre organisation a reçu une mise en demeure ? Dans ce cas, nous pourrons élaborer ensemble un plan d’action.

La Belgique est le pays qui compte le plus de malades de longue durée. En 15 ans, ce nombre a doublé pour atteindre un demi-million. Il est certes nécessaire de faire changer les choses, mais il n’existe pas de solution simple. Le gouvernement tient dès lors à responsabiliser davantage les malades de longue durée, organisations, mutuelles et médecins.

Un mécanisme de sanction a été mis en place pour les entreprises qui comptent proportionnellement beaucoup de malades de longue durée. Quelque 500 entreprises ont reçu des mises en demeure parce qu’elles comptent trop de malades de longue durée. Comme elles comptent plus de malades de longue durée que leurs collègues du secteur, elles s’exposent à des amendes élevées pouvant représenter jusqu’à 0,625 % du total de la masse salariale.
Cet argent sera consacré à des actions en vue d’améliorer les conditions de travail.

Quelles sont les organisations visées ?

Il s’agit d’entreprises de 50 collaborateurs ou plus où au moins trois collaborateurs ont été en arrêt maladie pendant au moins douze mois au cours des quatre derniers trimestres et où le nombre de malades de longue durée est trois fois plus élevé que la moyenne du secteur privé et deux fois plus élevé que la moyenne de leur propre secteur. Les entreprises sont averties deux trimestres à l’avance lorsqu’elles risquent de dépasser les seuils critiques. 

 

Une bonne chose ?

« Tout le monde s’accorde sur le caractère incitatif des mises en demeure », selon An De Roeck, directrice médicale. « Mais il serait judicieux de prendre en considération des éléments supplémentaires pour déterminer si une sanction financière s’impose ou non. Par exemple, quels efforts ont été consentis pour favoriser la réintégration ? Quelles mesures ont été entreprises pour améliorer le bien-être des collaborateurs ou prévenir les maladies ? »

A défaut de politique d’accompagnement, ce système de sanction pure et simple risque de manquer son objectif, explique An De Roeck. « Outre les sanctions, des incitations, voire des récompenses, devraient également s’inscrire dans cette approche. Notamment au travers de subventions pour la prévention ou de chèques 'intervention' pour le déploiement, plus rapide et plus ciblé, des interventions multidisciplinaires (collaborations entre médecins du travail et autres spécialistes de la prévention). Un tel ensemble d’incitations plus équilibré peut contribuer efficacement à réduire le risque d’incapacité de travail de longue durée. »

Vous avez reçu une mise en demeure ? Faites-le-nous savoir

Pour des raisons de confidentialité, les services externes ne sont pas informés lorsque des organisations comptent trop de malades de longue durée. Si vous avez reçu une mise en demeure, prenez contact avec nous. Ensemble, nous prendrons des actions appropriées pour inverser la tendance : politique de réintégration collective, politique d’absentéisme active orientée sur l’employabilité, mesures de prévention ciblées…

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