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      Réforme des règles de réintégration : que faut-il faire différemment ?

      La politique en matière d’absentéisme et de maladies de longue durée évolue considérablement. Au cours d’un débat organisé à l’occasion du lancement du livre « L’absentéisme, ça se travaille ! », divers acteurs de premier plan ont échangé à ce sujet. L’auteur Bart Teuwen s’est entretenu avec Hanne Sanders, directrice de Co-Prev, Wim Adriaens, administrateur délégué du VDAB (service flamand de l’emploi et de la formation professionnelle), et Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

      Sur cette page:
      • Le nombre de malades de longue durée stagne. Qu’est-ce qui pose problème ?
      • L’accord de coalition s’engage-t-il suffisamment en faveur de la prévention des maladies de longue durée ?
      • La législation sur la réintégration n’est-elle pas trop complexe ?
      • L’accord de coalition mentionne également la « fit note ». Est-ce une bonne chose ?

      Le nombre de malades de longue durée stagne. Qu’est-ce qui pose problème ?

      Frank Vandenbroucke : « Au cours des 25 dernières années, une branche de la sécurité sociale est restée in-tacte : les prestations de maladie et d’invalidité. C’est pourquoi nous prenons des mesures pour actualiser le sys-tème depuis 2021.

      Je crois fermement en la responsabilisation. Il n’y a pas de solidarité sans responsabilité. Mais tout le monde doit y mettre du sien : les mutuelles, les employeurs, les médecins traitants, les services de médiation… Cela suppose par ailleurs une définition claire du rôle de chacun. Et nous devons tous poursuivre les mêmes objectifs. La polarisation ne nous mènera nulle part, nous devons regarder dans la même direction. »

      Hanne Sanders : « En effet, la question de savoir qui fait quoi doit être affinée. Ce n’est pas toujours clair. Dans le même temps, nous devons redoubler d’efforts pour favoriser le dialogue entre tous les acteurs.

      Je pense qu’il y a encore beaucoup de pain sur la planche au niveau de la collecte de données pertinentes et claires. Les données dont nous disposons actuellement sont encore trop vagues. La presse cite des chiffres élevés, indiquant par exemple qu’il y a plus de 500 000 malades de longue durée ou invalides. Si nous voulons une action et une responsabilisation ciblées, nous avons besoin d’analyses plus fines. Quels sont les secteurs les plus touchés ? Quelles sont les raisons ou les pathologies à l’origine de l’absentéisme ? »

      Wim Adriaens : « Le potentiel social inexploité est trop important. Les personnes malades ou en incapacité de travail n’ont pas vraiment la mentalité de se dire qu’elles peuvent encore être utiles. Au Danemark, par exemple, il est tout à fait normal de se rendre dans une agence pour l’emploi après trois semaines d’arrêt de travail afin de discuter de la situation. La sécurité psychologique est très importante à cet égard.

      Notre système est encore trop axé sur le contrôle et pas assez sur les possibilités restantes. Les personnes poussent trop tardivement la porte du VDAB, et à ce moment-là, leur confiance en soi est déjà souvent fort ébranlée. Or elle est essentielle pour leur permettre de prendre leur destin en main. »

      L’accord de coalition s’engage-t-il suffisamment en faveur de la prévention des maladies de longue durée ?

      Frank Vandenbroucke : « Nous ne misons pas encore assez sur la prévention. La population active vieillit et le monde du travail connaît une évolution rapide. La prévention doit se concentrer sur les fondements de l’organisation du travail actuelle. Il est essentiel de se demander comment obtenir des emplois autonomes et stimulants.

      Je m’adresse pour cela aux services de prévention. Comment pensez-vous que la prévention peut être utilisée de manière encore plus efficace et flexible dans les organisations ? Que faut-il mettre en place ? »

      La législation sur la réintégration n’est-elle pas trop complexe ?

      Hanne Sanders : « Si, bien sûr. Les trajets sont lourds et cadenassés par la loi. Le rôle du médecin du travail est également très réglementé. Notre secteur est en train de s’adonner à un exercice de réflexion important pour découvrir comment travailler de manière plus flexible. Nous voulons être aisément accessibles pour tous les travailleurs. Le monde politique a bien entendu l’appel du secteur. C’est pourquoi des ajustements à la législation sur la protection sociale sont en cours de préparation. »

      L’accord de coalition mentionne également la « fit note ». Est-ce une bonne chose ?

      Bart Teuwen : « Il s’agit d’une version modifiée du certificat médical. On part des possibilités dont dispose encore un travailleur malade. Le patient en question peut-il encore être employé, éventuellement dans le cadre d’un travail différent ou adapté ?

      Je suis tout à fait favorable à cette mesure, à condition de l’interpréter intelligemment. Nous pouvons tirer des leçons de son introduction au Royaume-Uni, qui a été trop rapide. Résultat : la plupart des médecins n’indiquent tout simplement pas si la personne malade présente encore un potentiel de travail. Nous devons éviter cette situation grâce à une bonne stratégie de mise en œuvre et à des accords clairs. »

      « L’absentéisme, ça se travaille ! » Edition française disponible

      Dans ce livre, Bart Teuwen défend l'idée que lutter contre l'absentéisme est non seulement utile, mais indispensable. Plutôt que de stigmatiser, il plaide pour un approche positivie, où le dialogue entre employeur et employé occupe une place centrale.

      Le livre est disponible en version papier ou numérique, pour la première fois en version française sur le site web de Pelckmans Uitgevers et dans toutes les librairies.


      Bart Teuwen

      Bart Teuwen

      Expert en absentéisme

      LinkedIn
      Bart Teuwen

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      L’absentéisme constitue un problème croissant pour les employeurs et notre système de sécurité sociale. Nourrie par mon expérience en tant que médecin du travail au Pays-Bas, mon ambition d’exercer un impact en matière d’absentéisme en Belgique également n’a cessé de grandir. Pouvoir accompagner les entreprises et les dirigeants dans l’évolution d’une approche durable et positive dans le domaine de l’absentéisme constitue une véritable passion pour moi. Un défi que je relève avec énormément de plaisir.

      L’absentéisme constitue un problème croissant pour les employeurs et notre système de sécurité sociale. Nourrie par mon expérience en tant que médecin du travail au Pays-Bas, mon ambition d’exercer un impact en matière d’absentéisme en Belgique également n’a cessé de grandir. Pouvoir accompagner les entreprises et les dirigeants dans l’évolution d’une approche durable et positive dans le domaine de l’absentéisme constitue une véritable passion pour moi. Un défi que je relève avec énormément de plaisir.