Le bien-être mental sous pression : 23 000 dossiers en 2024
En 2024, les services de prévention externes en Belgique ont enregistré plus de 23 000 dossiers psychosociaux. Un record absolu. Il s’agit de dossiers traitant de : conflits, harcèlement moral, stress, burn-out, violence et harcèlement sexuel sur le lieu de travail. Les chiffres en hausse ne laissent guère de place au doute : le bien-être mental est structurellement sous pression. Comment votre organisation peut-elle prendre les mesures adéquates pour réduire cette pression ?
- Augmentation de 9 % des dossiers psychosociaux
- Les problèmes mentaux sont trop souvent minimisés
- Comment faire du bien-être mental votre principale priorité ?
- 1. Plus vite vous agissez, mieux c’est
- 2. La connaissance est la clé du changement
- 3. Osez vous montrer critique envers ce que vous faites déjà
- Mensura vous aide !
Augmentation de 9 % des dossiers psychosociaux
En 2024, les services de prévention externes ont traité 23 813 dossiers psychosociaux. C’est ce que révèlent les chiffres de Co-Prev, l’association sectorielle des Services externes de prévention et de protection au travail. Ce chiffre représente une augmentation de pas moins de 9 % par rapport à 2023.
La plupart des dossiers concernent des problèmes de collaboration :
60 % concernent des conflits
28 % concernent du harcèlement moral
9 % concernent des actes de violence
3 % concernent du harcèlement sexuel
En outre, 4 670 autres dossiers concernant du stress et du burn-out ont été enregistrés. Ensemble, ces chiffres révèlent une pénible réalité : les problèmes psychologiques sont omniprésents sur le lieu de travail.
Les problèmes mentaux sont trop souvent minimisés
Il est également frappant de constater que la majorité des dossiers (94 %) sont clôturés après un seul entretien informel. Cela peut être un bon signe : un soutien rapide et accessible peut s’avérer efficace. Mais cela peut tout aussi bien indiquer une réticence à demander davantage d’aide dans les situations difficiles.
Et c’est là que le bât blesse. Des études montrent que 10 % ou plus des travailleurs souffrent de problèmes psychosociaux, mais que moins de 1 % d’entre eux font appel à un service de prévention externe susceptible de leur apporter l’aide nécessaire.
Pourquoi ? Parce que les travailleurs et les employeurs ne savent pas ou pas suffisamment comment leur service externe ou leur partenaire bien-être peut les aider. On observe également une culture de minimisation : « ça va passer » ou « ce n’est pas si grave ». Le manque de confiance joue également un rôle. Les travailleurs craignent les conséquences s’ils restent « coincés » dans un conflit ou un problème mental.
Il est essentiel d’investir dans une culture de confiance et d’ouverture pour changer cette situation.
Marie Lamoral, expert en bien-être mental chez Mensura : « Les organisations qui misent sur une culture ouverte, prennent leurs responsabilités, se rappellent mutuellement à l’ordre et forment leurs supérieurs hiérarchiques à reconnaître les signaux sont mieux armées contre l’escalade. » Cela vaut non seulement pour le harcèlement, mais également pour d’autres problèmes mentaux. »

Comment faire du bien-être mental votre principale priorité ?
Le rapport Co-Prev formule trois recommandations claires. Elles correspondent parfaitement à ce que Mensura constate dans la pratique.
1. Plus vite vous agissez, mieux c’est
N’attendez pas qu’un travailleur qui éprouve des difficultés mentales vienne vous voir de lui-même. Plus vite vous remarquerez ou saurez qu’un travailleur ne se sent pas bien, plus vite vous pourrez engager une discussion. Vous réduirez ainsi les risques d’escalade et éventuellement d’absentéisme. Assurez-vous que vos collaborateurs sachent qui sont les personnes de confiance et les conseillers en prévention, et comment les joindre. Affichez les données de contact dans un endroit visible et parlez-en lors des réunions d’équipe. En tant que supérieur hiérarchique, prévoyez suffisamment de moments de contact afin de savoir ce qui se passe et pour que les travailleurs se sentent suffisamment à l’aise pour se confier si nécessaire.
Envisagez également un , accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, en toute confidentialité.💡CONSEIL : Sur MyMensura, vous trouverez une affiche pratique pour indiquer toutes les données de contact. Accédez à Documents modèles > Service interne et externe > Fiche de contact.
2. La connaissance est la clé du changement
Ne considérez pas les analyses de risques et les formations comme une simple obligation. Plus les travailleurs et les supérieurs hiérarchiques disposent de connaissances sur le bien-être mental et la résilience, plus il devient facile d’en parler ouvertement.
3. Osez vous montrer critique envers ce que vous faites déjà
Si plusieurs dossiers similaires sont clôturés après un seul entretien dans votre organisation, vous devez oser regarder plus loin. Consultez votre ou vos conseillers en prévention afin d’identifier les problèmes structurels et d’élaborer un plan pour y remédier.
Mensura vous aide !
En tant que partenaire bien-être, Mensura vous aide à aborder le bien-être psychosocial de manière structurelle et préventive. Pour ce faire, nous vous proposons entre autres des formations, des questionnaires et un coaching. Ensemble, nous visons le bénéfice du bien-être.