Le leadership, pilier du bien-être mental

    Les équipes et les supérieurs hiérarchiques manquent parfois d’un langage clair et commun pour parler du bien-être. Souvent, les processus RH sont en place, mais ne sont pas appliqués de manière cohérente, en raison d’un manque de compétences ou de confiance. En tant que supérieur hiérarchique, comment viser à la fois les résultats et le bien-être de vos collaborateurs ?

    « Sur le marché du travail actuel, vous ne pouvez pas vous permettre d’adopter un leadership autoritaire ou qui inspire un sentiment d’insécurité. » Miet Leijssen, conseillère en prévention aspects psychosociaux chez Mensura, s’exprime à ce sujet.

    « La clé réside dans une approche chaleureuse et professionnelle : humaine et engagée, tout en étant claire quant à l’orientation, les résultats et les accords. Ce n’est pas une option non contraignante. Il s’agit d’un leadership professionnel qui influence les comportements et les choix, renforce la sécurité psychologique et génère des résultats commerciaux. »

    En collaboration avec An Janssens, Managing Partner chez The Tipping Point, Miet élabore des trajets de leadership. Dans ce contexte, The Tipping Point fournit les compétences de base en matière de leadership (orientation, feed-back, coaching, entretiens de performance, priorités, dynamique d’équipe) et Mensura renforce les compétences en matière de bien-être (signalisation du stress, entretiens chaleureux et professionnels, sécurité psychologique, processus d’absentéisme et de réintégration, orientation).

    Leadership = renforcer la sécurité psychologique

    « Les supérieurs hiérarchiques sont le premier point de contact et sont responsables de créer un environnement sûr et motivant où le bien-être peut être discuté », explique An. « A cette fin, il est essentiel de disposer de processus RH efficaces : en matière d’absentéisme, de réintégration, de détection précoce des signes de stress, d’encouragement à la résilience et de canaux d’orientation clairs vers les RH, les personnes de confiance, le(la) conseiller(ère) en prévention aspects psychosociaux ou une aide externe, telle que le coaching. »

    Miet : « La manière dont un supérieur hiérarchique réagit lors de ce premier contact est essentielle. Si des erreurs sont commises – par exemple en banalisant, en jugeant ou en communiquant de manière peu fiable – la confiance et le lien s’amenuisent. Les conséquences sont plus importantes qu’on ne le pense souvent : démotivation, augmentation de l’absentéisme et même départs. »

    Quelles sont les compétences que tout supérieur hiérarchique devrait posséder ?

    Miet : « Les compétences de base en matière de leadership “chaleureux et professionnel”. Pensez à capter les signaux indiquant que quelque chose ne va pas, à mener un entretien qui soit sûr sur le plan psychologique et à savoir quand et comment orienter le collaborateur. Il faut également l’accompagner en cas d’absentéisme et de réintégration, et favoriser la résilience.

    Pour que cela soit possible, vous devez, en tant que supérieur hiérarchique, instaurer un climat de sécurité psychologique, dans lequel les erreurs et les inquiétudes peuvent être exprimées. Dans le même temps, vous devez veiller à définir des objectifs et une orientation clairs, en gérant les attentes et en fournissant un feed-back.

    Enfin, il est important de prendre soin de soi, ce qui est souvent négligé. En tant que supérieur hiérarchique, vous devez également surveiller vos propres limites et ne pas vouloir tout résoudre vous-même. »

    Tout le monde peut-il apprendre à devenir un bon supérieur hiérarchique ?

    An : « Oui, à deux conditions. La première est la motivation et la volonté d’apprendre. Cela demande du courage et de l’introspection. Vous devez être prêt à investir dans le comportement, les techniques d’entretien et les compétences en matière de processus. La deuxième est le contexte et le soutien adéquats. Il s’agit de cadres clairs, de processus RH et d’un parcours d’apprentissage qui fournit et met en pratique des compétences pratiques.

    Le leadership est davantage un comportement qui s’apprend qu’un talent inné. Moyennant un bon accompagnement, tout supérieur hiérarchique peut évoluer vers un leadership chaleureux et professionnel, qui allie sécurité, motivation et résultats. »

    Que signifie réellement le leadership axé sur le bien-être ?

    Dans notre webinaire, vous apprendrez comment le lien, la résilience et des prestations durables peuvent aller de pair.

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    En tant que supérieur hiérarchique, comment jongler avec tous ces aspects ?

    Miet : « En tant que supérieur hiérarchique, vous n’avez pas besoin d’être un psychologue ou un technicien polyvalent. Il est faux de croire que les supérieurs hiérarchiques doivent également être des experts pour chaque fonction de leur équipe. Au contraire ! Les supérieurs hiérarchiques font la différence en identifiant rapidement et correctement les besoins d’un collaborateur et en lui apportant le soutien adéquat, plutôt qu’en assumant eux-mêmes tous les rôles. »

    An : « Miet a souligné toute l’importance d’une approche chaleureuse et professionnelle. Combinez la proximité humaine avec des objectifs, des accords et un suivi clairs. Donnez un rythme et établissez des priorités : concentrez-vous sur les tâches principales et planifiez des moments fixes consacrés au bien-être. Pensez également à clôturer la boucle d’apprentissage : réfléchissez aux conversations, demandez un feed-back et faites appel au coaching ou à l’intervision. »

    Que risquez-vous si vous ne misez pas sur le coaching ou la formation des supérieurs hiérarchiques ?

    Miet : « La perte de confiance lors du premier contact, ce qui peut conduire à une démotivation, une augmentation de l’absentéisme, voire une démission. Pensez également à la souffrance invisible : les signaux sont manqués, les problèmes s’aggravent et les coûts augmentent. »

    An : « Dans un environnement de travail autoritaire ou peu sûr, l’on constate également une baisse de l’innovation et de la discrétion, et les erreurs passent inaperçues. En outre, les supérieurs hiérarchiques risquent d’être surchargés. En voulant résoudre trop de problèmes eux-mêmes, ils contribuent à une culture de gestion des urgences et risquent de s’épuiser. Notre formation brise ce cercle vicieux en dotant les supérieurs hiérarchiques de compétences et d’une assurance quant aux processus afin de concilier durablement bien-être et résultats. »

    Leadership & bien-être

    Du leadership fondamental à la compétence en matière de bien-être, avec un impact immédiat sur la confiance, la motivation, la rétention et les résultats. Voilà en résumé ce que les supérieurs hiérarchiques apprennent lors de notre formation Leadership & bien-être.

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