L’alcool au travail : comment célébrer le Nouvel An ?

Une politique préventive alcool et drogues vous permet, en tant qu'employeur, de passer des accords clairs avec vos collaborateurs. Une mesure capitale surtout en ce début d'année, où il arrive qu'un petit verre soit servi pour fêter le Nouvel An. Heidi Henkens, conseiller en prévention aspects psychosociaux chez Mensura, explique comment votre entreprise peut prendre part aux réjouissances de manière responsable.

Durant la période des fêtes de fin d'année et du Nouvel An, les collaborateurs prennent souvent part à une fête (d'entreprise) lors de laquelle de l'alcool est servi. « L’alcool fait partie de notre culture, c'est un fait », reconnaît Heidi Henkens. « Mais nous en sous-estimons encore les dangers. En soulignant clairement les risques, vous pouvez introduire des mesures de prévention adaptées. »

Quel est l'avis de Mensura concernant l'alcool au travail ?

Heidi Henkens : « Normalement, l'alcool est à proscrire au travail. Mais un drink de Nouvel An peut constituer une exception. L’idéal pour les employeurs est de fixer à l'avance quelque règles grâce à une politique préventive alcool et drogues. Il leur appartient d'en choisir le contenu. L'entreprise va-t-elle opter pour une tolérance zéro ? Et qu’en est-il des collaborateurs qui ont des contacts avec les clients ? Des prescriptions plus strictes doivent sans aucun doute être prévues pour les travailleurs qui ont une fonction de sécurité. »

Que prévoit une bonne politique alcool et drogues ?

« Cette politique prévoit avant toute chose la (non-)disponibilité de l'alcool au travail. Si l'alcool est autorisé dans certains cas – comme un drink de Nouvel An –, la prévention et la sensibilisation des collaborateurs doivent faire l'objet de l'attention nécessaire. En cas d'infractions (répétées) aux règles sur l'alcool, l'employeur doit également savoir quelles procédures, quel soutien et quel encadrement il mettra en œuvre. »

Quid d’un drink de Nouvel An au travail ?

« Les employeurs peuvent agir préventivement et proposer une offre suffisamment variée et intéressante de boissons sans alcool. Autre possibilité : fournir des éthylomètres chimiques à usage unique ou inviter les Responsible Young Drivers à procéder à des tests à la sortie du lieu de travail. Vous pouvez réserver des taxis pour les collaborateurs qui ont trop bu. Il vaut mieux aussi indiquer au préalable la durée de la fête. Vos collaborateurs peuvent ainsi prendre leurs précautions pour rentrer chez eux en toute sécurité. »

Et en cas de consommation excessive ?

« Ce cas de figure est prévu à l'avance dans la politique alcool et drogues. Il est important ici de définir la différence entre des collaborateurs qui ont bu un verre de trop et ceux dont le comportement finit par être inacceptable. Le mieux pour l'employeur sera de veiller à ce que ces derniers rentrent en toute sécurité à leur domicile. Il les convoquera ensuite le premier jour de travail suivant pour un entretien personnel. »

Après la période de fin d'année et un mois de janvier festif, De DrugLijn, le VAD et la Fondation contre le Cancer organiseront un mois sans alcool. Février sera donc placé sous le signe de la « Tournée Minérale ». Nous vous en dirons bientôt davantage à ce sujet sur notre blog !