Soutenir un collaborateur en deuil : 6 conseils

Lorsqu'un collaborateur perd un être cher, il est toujours important pour l'employeur de le soutenir dans son processus de deuil. Une tâche qui n'a rien d'évident. Car comment manifester sa compassion ? Et que faire pour ne pas que de bonnes intentions aient un effet contraire ?

1. Une combinaison de faire et d’être

Vous pouvez soutenir votre collaborateur de deux manières : par de petits gestes et en étant présent. Offrez à vos collaborateurs la marge nécessaire pour décharger un collègue en deuil de quelques soucis pratiques. Ils peuvent, par exemple, lui apporter un bol de soupe ou l'aider à traiter de la paperasserie.

De plus, vous pouvez, en tant qu'employeur, faire savoir à la personne que vous êtes disponible pour l'écouter ou la consoler. Veillez à reconnaître les sentiments de votre collaborateur, sans le juger. Vous établirez ainsi avec la personne un lien qui lui sera précieux.

2. Préparez votre équipe

Le retour au travail d'un collègue en deuil est aussi source de défis pour les autres collègues. Parlez-en avec eux et préparez-les, afin qu'ils puissent eux aussi soutenir au mieux le collaborateur en deuil.

3. Ne posez pas trop de questions

Aussi bonnes que soient vos intentions, demander ce qui s'est passé ou demander comment vous pouvez aider la personne placent le collaborateur en deuil dans une position difficile. La personne est-elle prête à partager ses émotions et dans quelle mesure ? Souhaite-t-elle être aidée ou non ? Il s'agit là de décisions qui ne sont pas évidentes en pareille situation. Évitez donc de poser des questions fermées comme « Puis-je transmettre cet appel téléphonique urgent à un collègue ? ». Laissez plutôt toutes les options ouvertes : « Si tu veux, des collègues preuve reprendre quelques-unes de tes tâches urgentes. Tu peux toujours m'en parler à ta meilleure convenance. » Vous donnez ainsi à la personne le temps et la marge pour réfléchir tranquillement à une réponse.

4. Ne faites pas de comparaisons

Beaucoup de personnes ont déjà perdu un être cher ou connu une période difficile. Ce n'est cependant pas une bonne idée de comparer votre situation à celle d'un collaborateur en deuil. Si vous souhaitez vraiment aider la personne, partez toujours de son point de vue.

Vous pouvez naturellement toujours dire que vous avez connu quelque chose du même type et peut-être la personne voudra-t-elle entendre comment vous avez géré la situation. Mais des remarques qui commencent par « Lorsque j'ai perdu mon père récemment… » font souvent plus de mal que de bien.

5. Prenez votre temps

Il n'est pas nécessaire de témoigner votre sympathie dès 9 heures du matin dans l'ascenseur. Le premier jour de son retour au bureau, le collègue en deuil est de toute manière en état de choc. Des paroles précipitées, avant une réunion par exemple, seront vite oubliées.

Un simple contact visuel suffit à montrer à la personne que vous êtes au courant de son retour et que vous vous sentez concerné par sa situation, sans même lui parler. Envoyez-lui un e-mail pour lui dire que vous pensez à elle et attendez un moment de calme pour pouvoir lui parler.

6. Donnez aussi du temps au collaborateur

Le deuil est un processus de longue haleine, que chacun vit à sa manière. Ne félicitez pas un collaborateur en deuil lorsqu'il semble que son chagrin s'atténue quelque peu. Beaucoup de personnes se sentent très coupables à ce moment-là et ne souhaitent certainement pas que la question soit abordée. Dites que vous êtes content de voir le collaborateur reprendre le travail, sans sous-entendre que le processus de deuil est de ce fait terminé. Placez un rappel dans votre agenda pour prendre à nouveau des nouvelles de la personne après quelques semaines ou quelques mois.

7. Ne restez surtout pas sans rien faire

Vous ne savez pas précisément comment aider un collaborateur en deuil ? Ce n'est pas une raison pour ne rien dire ou ne rien faire. Concentrez-vous sur les sentiments de la personne, offrez votre soutien et votre sympathie, et essayez de percevoir si elle apprécie que vous vous manifestiez. Les bonnes intentions sont appréciées, même si vous éprouvez des difficultés à formuler ce que vous voulez dire, ou si votre aide est rejetée. Il vaut mieux offrir trop de soutien ou un soutien incertain et maladroit, que pas de soutien du tout.

Ce blog est inspiré d’un article de Harvard Business Review.

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