Reconnaître le burn-out : surveillez les 5 symptômes clés

La définition du burn-out et le questionnaire permettant de le diagnostiquer ont plus de 30 ans. Afin de définir plus clairement l'affection et de la diagnostiquer de manière correcte, les chercheurs de la KUL ont défini cinq symptômes clés du burn-out et deux complémentaires. Ils présenteront le nouveau questionnaire fin de cette année.

Une meilleure analyse et un meilleur diagnostic du burn-out permettront à votre entreprise de réduire l'absentéisme évitable. La frontière entre stress, dépression et burn-out sera en effet plus claire et vous pourrez de ce fait réagir de manière plus efficace.

« Un changement dans le comportement de votre collaborateur est un premier signal d'alarme », explique Koen Van Hulst Responsable aspects sociaux chez Mensura. « Là où jadis trois phénomènes connexes permettaient de diagnostiquer un burn-out, ce sont à présent cinq symptômes clés qui sont pris en considération. »

1. Epuisement physique et psychologique

Le collaborateur se sent souvent très fatigué. Non seulement son corps a besoin de repos, mais mentalement, la personne se sent « vide » et « finie ». « Un collaborateur qui prend habituellement souvent la parole durant les réunions se tient de plus en plus souvent en retrait », dit Koen à titre d'exemple. « On note une nette différence du niveau d'énergie. Autrement dit : le travailleur semble bel et bien ne plus réussir à recharger ses batteries. »

2. Problèmes de mémoire et de concentration

Un burn-out impacte la fonction cognitive. Le travailleur éprouve davantage de difficultés à rester attentif au travail. Koen : « Nous voyons, par exemple, des collaborateurs oublier plus régulièrement les délais ou commettre des erreurs qu'ils ne commettaient jadis que rarement. »

3. Réactions émotionnelles violentes

Tandis que la plupart des travailleurs maîtrisent leurs émotions en cas de remarques ou de feed-back, il n'en va pas de même chez les collaborateurs qui souffrent de burn-out. Le seuil de tolérance est plus vite franchi de sorte que les crises de colère ou de larmes ne sont pas rares. « Aux yeux des collègues, il peut sembler que la personne fait une montagne de rien. À la moindre petite contrariété, le collaborateur réagit plus vivement qu'il ne le devrait. »

4. Prise de distance sur le plan mental (et physique)

Le travailleur éprouve une grande résistance face à son travail. Afin de se protéger, il s'isole mentalement (et parfois physiquement) par rapport à tout ce qui a trait au travail. Koen : « C'est par exemple visible durant les réunions et les présentations. L'enthousiasme habituellement manifesté face à des idées fait place à une indifférence croissante. Il s'agit là d'un signal que l'employeur ne peut ignorer. »

5. Symptômes de dépression

Ces symptômes donnent parfois à penser que la personne est dépressive alors qu’elle souffre d’un burn-out. Du fait que le collaborateur est moins efficace et se sent épuisé, il est envahi par des idées noires et un sentiment de culpabilité.  « La grande différence est que le burn-out est un problème d'ordre énergétique, tandis que la dépression est un problème d’ordre psychique », précise Koen.

Ces cinq symptômes vont parfois de pair avec des problèmes dus aux tensions (ex. douleurs physiques, troubles du sommeil ou crises d’angoisse). Souvent, le collaborateur ne se décide à agir que si ces symptômes de stress deviennent dérangeants pour lui. Mais il va sans dire qu'il est préférable de tirer la sonnette d'alarme plus tôt.

Prévention du burn-out

La prévention du burn-out commence avec une analyse des risques psychosociaux dans le cadre de laquelle il est demandé à tous vos collaborateurs d'identifier les principaux facteurs de risque et les actions d'amélioration potentielles.

« Un employeur doit toujours surveiller deux aspects », explique Koen. « Pour commencer, prévoyez un solide « tampon » comme, par exemple, assurer une bonne ambiance de travail et un vécu positif du travail, ainsi que des formations pour les collaborateurs. Intervenez également au moment où vous remarquez le moindre changement de comportement. »

Pour pouvoir intervenir, un supérieur hiérarchique devra disposer des connaissances nécessaires pour réagir face au stress et entamer le dialogue. « Expliquez à votre travailleur que vous avez constaté un changement de comportement et demandez s'il est possible d'en identifier la raison », explique Koen. « Vous pouvez chercher ensemble des solutions à la baisse d’énergie. Comment augmenter la satisfaction du collaborateur ? Est-il possible de varier les tâches ? Existe-t-il un projet dans le cadre duquel la personne bénéficierait d'un soutien ? En restant attentif aux symptômes et en intervenant de manière préventive, vous réduirez considérablement le risque de burn-out. »

Prévenir ou traiter le problème de burn-out dans votre entreprise ?

Grâce à sa longue expérience en matière d'analyse des risques psychosociaux et d'assistance, Mensura vous aide à prévenir le burn-out au sein de votre entreprise. Vous souhaitez une approche sur mesure ? Nous élaborons avec vous un plan de prévention qui vous permettra de préserver l'énergie, la motivation et l'équilibre de vos travailleurs. Pour toute question concrète concernant le burn-out au travail, envoyez un e-mail à l'adresse aspects-psychosociaux@mensura.be.