Le virus du Nil occidental en Belgique : 4 questions, 4 réponses
Le virus du Nil occidental circule de plus en plus en Europe, y compris en Belgique. Il touche surtout les oiseaux, mais depuis septembre 2026, des infections humaines ont également été constatées pour la première fois en Belgique. Le risque pour la population générale est toujours considéré comme très faible, mais les collaborateurs qui travaillent souvent à l’extérieur peuvent être plus fréquemment en contact avec des moustiques. Qu’est-ce que cela signifie pour votre environnement de travail ? Nous répondons à quatre questions.
Les chiffres sont mis à jour quotidiennement et sont disponibles sur le site de l’European Centre for Disease Prevention and Control.
1. Qu’est-ce que le virus du Nil occidental ?
Le virus du Nil occidental touche principalement les oiseaux et se transmet par des piqûres de moustiques infectés, notamment le moustique commun.
Les moustiques peuvent transmettre le virus à d’autres moustiques et parfois aussi aux humains et à d’autres mammifères, comme les chevaux. Une personne ou un cheval infectés ne peuvent pas infecter de nouveaux moustiques. Le virus ne se transmet pas non plus directement d’une personne à une autre, ni d’un cheval à une personne.
Une personne ne peut donc être infectée que par une piqûre de moustique, une transfusion sanguine ou un don d’organe.
Dans de très rares cas, le virus se transmet aussi de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement.
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2. Comment reconnaître une infection ?
Une personne infectée sur cinq présente, après 2 à 14 jours, des symptômes tels que des maux de tête, des douleurs musculaires, de la fièvre, une éruption cutanée et un gonflement des ganglions lymphatiques.
La plupart des personnes guérissent complètement, mais la fatigue peut parfois persister pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois.
Dans de rares cas (1 % des infections), les personnes infectées développent une maladie grave, comme une encéphalite (inflammation du cerveau) ou une méningite (inflammation des méninges). La forme grave survient plus souvent chez les personnes âgées et peut être mortelle (pour une personne touchée sur dix).
Il n’existe pas de traitement spécifique contre le virus du Nil occidental : les symptômes sont traités à l’aide d’antidouleurs et d’une réhydratation. Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le virus du Nil occidental pour les humains.
La prévention consiste donc avant tout à éviter les piqûres de moustiques.
3. Mes collaborateurs courent-ils un risque ?
Vos collaborateurs travaillent souvent à l’extérieur ou dans des endroits où les moustiques sont nombreux ? Soyez particulièrement vigilant. Pensez notamment aux chantiers, à l’entretien des espaces verts, à l’agriculture, aux zones naturelles, à la gestion de l’eau, au stockage extérieur et aux lieux d’événements temporaires…
Les endroits humides et densément végétalisés, ainsi que les environnements où se trouve de l’eau stagnante, méritent une attention particulière.
4. Que puis-je faire pour protéger mes collaborateurs ?
Vos collaborateurs travaillent dans l’un de ces endroits à risque ? Contactez votre conseiller en prévention pour identifier ces endroits et déterminer les mesures appropriées.
Informez également vos collaborateurs du risque et des symptômes possibles.
Quelques mesures de prévention simples peuvent réduire le risque d’infection :
Couvrez votre peau.
Dans la mesure du possible, portez des manches longues et un pantalon long. Optez pour des vêtements de travail couvrants. Portez une attention particulière aux chevilles, aux poignets et au cou.
Pour les activités entraînant une forte exposition, des vêtements imprégnés d’un répulsif antimoustiques peuvent constituer une mesure complémentaire.Appliquez un répulsif contre les insectes sur la peau découverte. Évitez d’en utiliser trop et suivez les recommandations relatives à la concentration adaptée du produit.
Attention : un répulsif complète les vêtements de protection, mais ne les remplace pas.
Évitez si possible les endroits où se trouve de l’eau stagnante. Ne laissez pas inutilement de l’eau dans les seaux, les bacs, les gouttières ou les conteneurs. Couvrez les conteneurs à déchets et les réservoirs d’eau. Rangez le matériel extérieur (brouettes, matériaux de construction, bâches…) de manière à éviter que de l’eau puisse s’y accumuler. Réparez les fuites et remédiez aux problèmes d’évacuation des eaux.
Prévoyez si possible des pauses de travail à l’intérieur.
Dans la mesure du possible, empêchez les moustiques d’accéder au lieu de travail à l’aide de moustiquaires/filets anti-insectes, et gardez les portes et fenêtres fermées.
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Nous vous aidons à identifier les lieux de travail à risque ou à mettre à jour votre analyse des risques. Contactez-nous via le portail clientèle MyMensura ou par l’intermédiaire de votre gestionnaire de dossier.
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